Si votre arrêté a été pris par la préfecture de la Seine-Saint-Denis, c’est le tribunal administratif de Montreuil qui statuera. Voici les délais qui s’appliquent, la façon dont les audiences s’y déroulent, et ce que le cabinet fait pour vous.
Le tribunal compétent dépend du département où la décision a été prise, pas de votre domicile actuel ni du lieu de votre interpellation.
Le tribunal administratif de Montreuil juge aussi les recours liés à l’emprise de l’aéroport Paris-Charles-de-Gaulle et ceux des personnes retenues au centre de rétention n° 3 du Mesnil-Amelot (le centre n° 2 relève de Melun).
Le tribunal administratif de Montreuil est compétent pour l’ensemble du département de la Seine-Saint-Denis. Créé en novembre 2009 pour désengorger celui de Cergy-Pontoise, il juge aujourd’hui plusieurs milliers d’affaires par an, dont une part importante en droit des étrangers. Concrètement, les arrêtés pris à Montreuil, Bobigny, Saint-Denis, Aubervilliers, Aulnay-sous-Bois, Pantin, Noisy-le-Grand, Épinay-sur-Seine, Drancy ou Sevran relèvent donc de ce tribunal. Concrètement, les arrêtés pris à Montreuil, Bobigny, Saint-Denis, Aubervilliers, Aulnay-sous-Bois, Pantin, Noisy-le-Grand, Épinay-sur-Seine, Drancy ou Sevran relèvent donc de ce tribunal.
Les arrêtés que vous contesterez devant lui sont donc, dans la grande majorité des cas, ceux du préfet de la Seine-Saint-Denis, dont les services siègent à Bobigny. Ce sont les mêmes préfecture, les mêmes pratiques et les mêmes chambres que le cabinet retrouve d’un dossier à l’autre.
En cas de rejet, l’appel se porte devant la cour administrative d’appel de Paris, et non plus celle de Versailles, depuis le 1er septembre 2020. Ce point a son importance : la jurisprudence de la cour de Paris n’est pas identique à celle de Versailles, et c’est elle qu’il faut avoir en tête dès la première instance.
Le délai ne dépend pas du tribunal, et depuis le 15 juillet 2024 il ne dépend plus de l’existence d’un délai de départ volontaire : il dépend de votre situation. Il court à compter de la notification, et il est impératif.
Deux dérogations en rétention : cinq jours pour l’étranger qui n’a plus le droit de rester au titre du paragraphe 3 de l’article 68 du règlement UE 2024/1348, et sept jours en cas de décision de transfert vers un autre État européen (art. R. 921-2-1 CESEDA).
Le tribunal change d’adresse. Jusqu’au 28 août 2026, les audiences se tiennent au 7 rue Catherine Puig ; à compter du 31 août 2026, elles se tiendront au 44 rue Irène et Frédéric Joliot-Curie, à Montreuil.
Fiez-vous à l’adresse portée sur votre convocation, et vérifiez-la si votre audience tombe autour de la fin août, se présenter au mauvais endroit le jour de l’audience peut coûter le dossier.
Attention à ne pas confondre deux convocations. L’audience sur votre rétention (celle du magistrat du siège du tribunal judiciaire, qui contrôle la privation de liberté), ne se tient pas dans ce tribunal, mais dans une annexe délocalisée située à côté du centre de rétention, au Mesnil-Amelot, depuis octobre 2013.
Le tribunal administratif de Montreuil, lui, juge l’OQTF elle-même, dans ses propres murs. Les deux procédures avancent en parallèle, avec des délais distincts : quarante-huit heures pour saisir le juge administratif, quatre-vingt-seize heures pour contester le placement devant le juge judiciaire. Le centre de rétention n° 3 du Mesnil-Amelot relève de ce tribunal.
Rétention : vos droits et les délais, en détailLes recours contre les OQTF sont le plus souvent jugés par un magistrat statuant seul, dans des audiences où plusieurs dossiers se suivent. La vôtre durera rarement plus de quinze à vingt minutes.
Votre présence n’est pas obligatoire, mais elle compte : le juge peut vous interroger sur votre vie en France, votre famille, votre travail. Un dossier solide plaidé devant une chaise vide perd de sa force.
Venez avec une pièce d’identité et l’original de votre arrêté. Le cabinet vous prépare aux questions et vous assiste à la barre.
Devant Montreuil comme ailleurs, tout se joue sur la qualité du dossier et le respect du délai :
Envoyez-nous votre arrêté : le cabinet vous dit sous 24 heures quel délai s’applique et quels moyens sont mobilisables.
Cette page a une vocation informative et ne constitue pas une consultation juridique. Les délais et procédures dépendent du contenu exact de votre arrêté et de sa date de notification.